Les expériences traumatiques favoriseraient les maladies cardiaques chez les femmes

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Les maladies cardiaques sont une des premières causes de mortalité chez les femmes. Pour comprendre ce phénomène, des chercheurs de l’école de médecine de l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis) se sont intéressés aux facteurs de risque de ces pathologies. Si l’on savait déjà que le tabagisme, l’obésité, la sédentarité ou encore l’alcool avaient un impact, les scientifiques ont confirmé que l’aspect psychologique jouait également un rôle : ils ont découvert que les expériences traumatiques favorisaient les maladies cardiaques chez les femmes, particulièrement après la ménopause.

Un moyen d’anticiper le risque

Pour réaliser ces travaux, présentés lors de la conférence annuelle de la North American Menopause Society (NAMS) à Philadelphie, les chercheurs ont examiné 272 femmes non-fumeuses ménopausées ou post-ménopausées. Ils leur ont ensuite demandé d’évoquer les événements traumatiques (harcèlement sexuel, décès d’un enfant, accident de la route, catastrophe naturelle, agression…), auxquels elles ont été confrontées au cours de leur vie. Les chercheurs ont constaté que les femmes ayant rapporté au moins trois expériences traumatiques avaient une fonction endothéliale moins bonne que les autres. La fonction endothéliale est relative à l’endothélium, la couche de cellules qui tapisse les vaisseaux et son mauvais fonctionnement est considéré comme un facteur de risque de maladie cardiaque.Des conclusions qui pourraient s’avérer utiles pour anticiper le risque de maladie cardiaque chez les femmes, selon JoAnn Pinkerton, directrice de la NAMS. « Au vu du nombre élevé de femmes ménopausées atteintes de maladies cardiaques, il s’agit d’une étude importante qui devrait rappeler aux professionnels de santé la nécessité de discuter en profondeur du vécu de chaque femme », conclut-elle.A lire aussi :Sortir d’un stress post-traumatiqueAccident : le syndrome de stress post traumatique mieux évaluéChez les femmes, le stress post-traumatique augmente le risque de lupus

Source:: Top Santé